| Début du XXe siècle | |
 | L’organisation scientifique du travail
Au tournant des XIXe et XXe siècles, des ingénieurs organisateurs s’efforcent de mesurer scientifiquement les activités des ateliers et des bureaux, afin de fixer le fonctionnement des organisations sur des principes scientifiques incontestables et universels. |
| Années 20 | |
 | Le mouvement des relations humaines
Sept années d’enquêtes menées dans l’usine de Hawthorne, tout près de Chicago, produisent une série de résultats qui soulignent l’importance des « relations humaines », c’est-à-dire de la structure informelle, résultat des relations de travail liant les membres de l’organisation, pour le fonctionnement de celle-ci. |
| Années 30/40 | |
 | Le courant participatif
Les expériences menées avec des groupes d’enfants démontrent que, pour avoir un bon résultat, il vaut mieux faire participer les membres du groupe. Mais faire adopter un « leadership participatif » n’est pas la solution idéale ni encore moins la panacée, pour les organisations. |
 | Le courant interactionniste
Pour comprendre le fonctionnement des organisations, il faut les connaître de l’intérieur. Il faut se faire anthropologue social afin d’observer, de mesurer et de décoder les sentiments des membres de l’organisation et la structure de leurs interactions. |
 | L’approche décisionnelle
En étudiant une expérience de coopération inter-administrative dans la gestion des aires de jeu municipales dans sa ville natale de Milwaukee, Herbert A. Simon découvre avec étonnement que les fonctionnaires de la ville ne prennent pas leurs décisions budgétaires comme le voudrait la théorie micro-économique. Le concept de « rationalité limitée » qu’il propose permet d’en rendre compte. |
| Années 40/50 | |
 | Les dysfonctions bureaucratiques
Exerçant une fascination mêlée d’angoisse inspirée par le développement apparemment inexorable des grands appareils bureaucratiques privés et publics, la bureaucratie devient un thème de choix pour la recherche empirique sur les organisations au cours des années d’après-guerre. |
 | La sociologie du travail
Le travail et le monde industriel constituent un objet privilégié pour la recherche empirique en sociologie qui renaît dans l’Europe de l’après-guerre. Les explorations du monde des usines et des bureaux qu’elle réalise fournissent une première connaissance empirique du fonctionnement des organisations. |
| Années 50/60 | |
 | L’analyse socio-technique
Contrairement aux recherches classiques conduites par Elton Mayo à la Western Electric, qui s’étaient intéressés exclusivement au système social de l’entreprise, l’analyse sociotechnique va porter son attention autant au système technique de production qu’au système social de l’entreprise, et examiner les relations que ces deux systèmes entretiennent. |
 | La démocratie industrielle
La notion de « démocratie industrielle » est née en Norvège à la fin des années 1950. En 1959, le ministre du travail, Olav Bruvick, émet le souhait que les chercheurs consacrent des efforts de recherche-action afin d'élucider le contenu de cette notion. Ce qu’ils vont faire… |
 | L’approche psychologique
Les théories des motivations suggèrent qu’il existe des tensions entre les besoins psychologiques des individus et le mode de fonctionnement des organisations hérité du modèle taylorien. Comment réduire ces tensions afin de mieux ajuster les rapports entre les deux ? |
| Années 60/70 | |
 | L’approche économique
La théorie économique néo-classique a pendant longtemps ignoré l’existence des organisations. Mais, avec la découverte des asymétries d’information et des coûts associés aux transactions entre acteurs économiques, la situation change du tout au tout vers le début des années 1970. |
 | L’approche par le contexte
Les organisations ne sont pas faites seulement d’êtres humains. Ce sont des entités qui sont dotées de structures, qui utilisent une technologie et doivent traiter avec leurs environnements. Il faut donc étudier l’organisation dans son ensemble, prise comme une entité structurée et façonnée par les caractéristiques de son contexte. |
 | Le « mouvement pour l’amélioration des conditions de travail »
Ce mouvement apparaît au milieu des années 1960 et connaît une grande diffusion dans les pays industriels les plus développés de l’Europe continentale, aussi bien qu’en Grande-Bretagne et aux États-Unis. |
| Années 70/80 | |
 | L’école française de sociologie des organisations
En même temps qu’il achève la rédaction de son livre Le Phénomène bureaucratique, Michel Crozier décide de lancer un nouveau programme de recherche sur l’administration territoriale française face au changement. De ce programme naîtra une nouvelle approche des organisations et de l’action organisée. |
 | Le néo-institutionnalisme
Comment expliquer qu’une série de réformes pédagogiques dans la région de la baie de San Francisco ne semble avoir aucun effet sur les structures et le fonctionnement des écoles ? Pour le comprendre, John Meyer et W. Richard Scott proposent de s’intéresser à l’influence de l’environnement institutionnel sur les organisations. |
 | L’analyse des réseaux
Deux prémisses, l'une théorique, l’autre méthodologique, fondent l’analyse des réseaux. Premièrement : pour rendre compte sociologiquement du comportement d’un individu, il ne faut pas partir de ses attributs (est-il riche ou pauvre ? diplômé ou autodidacte ?) mais des relations qu’il entretient avec d’autres acteurs. Deuxièmement : pour bien décrire ces relations, il faut les quantifier. |
 | L’écologie organisationnelle
En 1977, Michael T. Hannan and John H. Freeman publient un article théorique autour de la question suivante: « Pourquoi y a-t-il autant d’espèces d’organisation? ». Cette question et l’approche générale que les auteurs esquissaient dans cet article donnent naissance à une nouvelle orientation de la recherche sur les organisations connue comme l'« écologie des organisations » |